23 avril 2008
L'encyclique Rerum Novarum de Léon XIII
Le pape Léon XIII (1878-1903) promulgue l'encyclique Rerum Novarum (Les Choses Nouvelles) sur la question sociale. En avance sur la plupart des responsables de son époque, il dénonce la concentration des richesses entre les mains de la bourgeoisie, mais aussi la prétention des socialistes à vouloir supprimer la propriété. Il condamne aussi les patrons qui versent des salaires insuffisants et affirme le droit des ouvriers à se syndiquer. Ses initiatives lui vaudront le surnom de "pape des ouvriers".
ATTENTION! L'encyclique est assez longue à lire, il est conseillé de prendre son temps ou d'imprimer!

Les lettres du Comte de Chambord

Il était tout naturel que le petit-fils de Charles X, Mgr le Comte de Chambord, soit resté fidèle, sur ce point comme sur les autres, à la tradition capétienne, et celui qui fut Henri V n'attendit pas l'année 1865 pour manifester publiquement son souci du sort des travailleurs. Il n'a que vingt-quatre ans lorsqu'il écrit le 11 octobre 1844 au vicomte du Bouchage, membre de la Chambre des Pairs : " Monsieur le Vicomte, je profite d'une occasion sûre pour vous remerciez des deux mémoires que vous m'avez envoyés. Je les ai lus avec d'autant plus d'intérêt et d'attention que je m'occupe moi-même de ces graves et importantes questions qui doivent exercer dans l'avenir une si grande influence sur la destinée des nations. Je regarde comme un devoir d'étudier dès à présent tout ce qui se rattache à l'organisation du travail et à l'amélioration du sort des classes laborieuse."
Il a 35 ans lorsqu'il écrit, le 13 janvier 1855, à un autre correspondant: "...Quant aux associations ouvrières, elles ont pris depuis plusieurs années un développement qui n'a point échappé à mon attention. En se formant dans des idées d'ordre, de moralité, d'assistance mutuelle, en régularisant leur existence sous l'autorité tutélaire des lois, et en évitant, avec les abus du monopole qui, à une autre époque, amenèrent la suppression des anciens corps de métiers, tout ce qui pourrait en faire des instruments de troubles et de révolutions, ces associations constitueront de plus en plus des intérêts collectifs sérieux qui auront naturellement droit à être représentés et entendus pour pouvoir être suffisamment protégés..."
Lorsqu'il écrit, le 20 avril 1865, cette Lettre publique sur les ouvriers qui fit si grande et si féconde impression sur l'esprit d'un La Tour du Pin et d'un Albert de Mun, le Comte de Chambord a atteint la plénitude de l'âge mûr, et cet important document a le ton des réflexions longuement méditées:
Lettre publique sur les ouvriers
Les origines de la législation sociale en France
A la pointe des revendications en faveur de ceux qui avaient la vie la plus difficile, les catholiques sociaux étaient en avance sur leur temps. Ils l'étaient avec une mentalité - conservatisme moral, paternalisme, respect des hiérarchies sociales - qui leur est reprochée par l'historiographie de gauche, a fortiori par celle qui croit à la lutte des classes inévitable. On l'a dit, les gros bataillons n'étaient pas de leur côté. Mais si on avait écouté ces esprits lucides et courageux, et si la bourgeoisie de la révolution industrielle n'avait pas montré une telle indifférence à la question ouvrière, la France n'aurait peut-être pas hérité de cette maladie qui consiste à aborder tout litige social par la voie du conflit.
Relevé chronologique de 1841 à 1922:
les_origines_de_la_legislation_sociale_en_France
Nous limitons ce relevé aux principales propositions de loi ou lois, sans vouloir être exhaustifs et sans mentionner les interventions au Parlement.
Le drécret d'Allarde et la loi Le Chapelier
La révolution Française ne fut pas du tout, comme on l'affirme mensongèrement dans les écoles républicaines, une révolution du Peuple.
Elaborée au départ dans des officines maçonniques et des "Sociétés de Pensées" composées en grande partie de gens de noblesse, c'est la bourgeoisie d'affaires voltairienne et nantie qui fut le ferment, le moteur et - finalement - la seule bénéficiaire de ce coup de force perpétré contre un régime politique qui refusait traditionnellement d'admettre l'exclusive suprématie des "gagneurs d'or" sur les représentants de toutes les autres valeurs matérielles et spirituelles de la Nation.
La preuve irréfutable de ce que nous écrivons ci-dessus se trouve inscrite, noir sur blanc, dans un décret pris par l'Assemblée Constituante le 14 Juin 1791, décret connu sous le nom de Loi LE CHAPELIER.
Voici les termes exacts de ce décret:
ARTICLE PREMIER
"L'anéantissement de toutes les espèces de Corporations d'un même état et profession étant une des bases fondamentales de la Constitution Française, il est défendu de les rétablir sous quelque prétexe et quelque forme que ce soit."
ARTICLE SECOND
"Les citoyens d'un même état ou profession, les entrepreneurs, ceux qui ont boutique ouverte ne pourront, lorsqu'ils se trouveront ensemble, se nommer ni présidents, ni secrétaires, ni syndics, tenir des registres, prendre des arrêtés ou délibération, former des règlements SUR LEURS PRÉTENDUS INTERÊTS COMMUNS."
En clair, et par ces quelques lignes, les soi-disant champions le LA Liberté (abstraite) étranglaient, purement et simplement, LES Libertés (concrètes) de tous les travailleurs de France, lesquels pouvaient désormais être exploités, bafoués et maltraités à l'aise par la bourgeoisie d'affaires, sans avoir le droit de se réunir entre eux...ni même celui de tenir le moindre registre exposant leurs doléances.
...Il a fallut ensuite, à la classe ouvrière, plus d'un siècle de luttes farouches et souvent meurtrières pour retrouver le droit de "se nommer syndics" c'est-à-dire de se syndiquer.
Elle n'a, du reste, pû y parvenir qu'en faisant surgir des syndicats politisés...et des syndicats patronaux, d'où d'inépuisables luttes d'influences, ainsi que des ruineuses luttes de classes dont seuls profitent les agitateurs professionnels, les politicards de tout poil et, surtout...les hautes puissances plus ou moins occultes de la Super-Finance internationale.
C'est donc, à partir de ces faits historiques et non pas des élucubrations mensongères et intéressées des héritiers matériels et intellectuels de la Révolution, que le Corporatisme entend examiner objectivement et sans préjugé les problèmes sociaux et économique de notre temps.
C'est également, à partir de ces faits, qui sont à l'origine de la Société matérialiste et des collectivismes financiers privés et marxistes dont l'Occident Chrétien souffre et vacille aujourd'hui, que le Corporatisme tient à tirer des conclusions et à apporter des solutions qui lui semblent valables.
Cette Loi LE CHAPELIER, ne sera que le complément d'un décret voté le 2 mars 1791 sous la proposition de Pierre D'ALLARDE.
Le décret d’Allarde supprime les corporations, introduisant un changement radical dans l’économie et l’organisation du travail. Les corporations étaient des regroupements de personnes exerçant le même métier. Cette structure née au Moyen-Âge permettait à un corps de métiers d’exercer un monopole par secteur, souvent par ville, et d’avoir un certain poids politique. Mais elle subissait depuis le début du siècle la concurrence avec un modèle industriel capitaliste reposant sur la libre concurrence. Renforcée par la loi Le Chapelier, ce décret permet ainsi de modifier l’économie (capitaliste) ainsi que le statut de l’employé (prolétaire). La loi Le Chapelier sera aussi l’occasion d’interdire le droit de grève.
L'A.B.C. du royalisme social
L'ABC du royalisme social a été rédigé par Firmin BACCONNIER en 1909! Ce texte présenté sous forme de questions-réponses, est une très bonne approche de la politique et de l'état d'esprit des royalistes sur la question sociale au début du siècle dernier.
Même si ce texte n'est plus forcément d'actualité, il n'empêche que certaines solutions proposées pourraient être encore envisageables de nos jours!
ABC du royalisme social :
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Paroles de Maurice Maignen sur les ouvriers
La république et la question ouvrière
Voici quatre articles parus dans L'Action Française durant la période juillet août 1908, lors des évènements de Draveil:
La_republique_et_la_question_ouvriere
Etudes sociales et politiques
Document rédigé par René de la Tour du Pin " études sociales et politiques" :
Le socialisme en France par Maurras
Les illusions du Front populaire
Dossier parut dans le journal AF 2000 n°2702 sur le Front populaire:
Les illusions du Front populaire






