06 juin 2006
PRESENTATION
"Je suis très social parce que royaliste, peut-être plus que parce que catholique. Comme catholique, je m'occuperais peut-être plutôt de questions de charité que de justice ; tandis que, comme royaliste, je vois que, toujours, les royalistes français ont été à la tête de véritables réformes pour le bien du peuple."
R.P. de Pascal, S.J.
"A la fin du XIXème siècle, au moment où se développe la grande industrie, les tensions entre les classes laborieuses et les pouvoirs en place s'exacerbent. L'audience des syndicats ouvriers et partis socialistes grandit, le mouvement anarchiste pénètre les organisations professionnelles et les grèves se multiplient."
Extraites d'un manuel scolaire (histoire, première, Nathan, 1997.), ces lignes traduisent une idée bien installée : lors de l'industrialisation de la France, seuls des socialistes ou des révolutionnaires auraient pris en charge la question ouvrière. Une fois de plus, l'étude des faits dément cette vision partielle et partiale.
Nous avons vu successivement, depuis la Restauration, de grands administrateurs publics, des hommes d'oeuvres, des philosophes, des sociologues, des soldats de métier, des propriétaires de vastes domaines, des religieux se préoccuper des problèmes du travail avec zèle et sérieux, sans que leur penchant vers la royauté traditionnelle parût les gêner le moins du monde, - au contraire - , dans leurs options sociales. Tant de personnages divers, tous monarchistes avérés, démontrent assez qu'il n'est pas nécessaire de donner dans la démagogie pour avoir le souci de la peine des hommes et pour travailler à un ordre social chrétien.
Nous allons constater maintenant, par le cas de l'école d'ACTION FRANÇAISE, que la doctrine politique monarchique suffit à aiguiller un esprit rationaliste vers les mêmes conclusions sociales pratiques. Et nous auront fait ainsi la preuve par neuf de la parfaite concordance, en ce domaine, d'une religion donnée : le catholicisme, avec une institution politique déterminée : la Monarchie
« Ce qui est plus intolérable chez eux, disait l’indomptable Provençal,(Charles MAURRAS) c’est l’impudence de leurs mensonges. Ils ont sans cesse à le bouche le vœu platonicien du sillon : « Il faut aller au Vrai avec toute son âme », et le monde politique ne connaît pas de pires écornifleurs de la vérité. A les en croire personne avant leur père Marc SANGNIER n’a songé à se préoccuper du sort du prolétariat, et, bien entendu, un homme dit de droite, à plus forte raison un anti-démocrate, un contre-révolutionnaire, un royaliste enfin, n’est capable de se pencher avec son esprit et son cœur sur les problèmes du travail. Pour eux, qui dit : royaliste, dit : conservateur social féroce et ennemi du peuple. Et ces jeunes imbéciles, dont les ancêtres étaient probablement tous légitimistes ― à moins qu’ils ne fussent bonapartistes, ― croient ou font semblant de croire que la restauration de la Monarchie serait marquée par une régression sociale impitoyable. Alors, au contraire, qu’il n’est pas de réforme sociale juste qui n’ait été préconisée depuis les débuts de l’ère industrielle par des royalistes déterminés, qui puisaient leur doctrine sociale autant dans leur conviction monarchique que dans leur foi chrétienne. Qui donc rappellera les noms de ces hommes de droite qui ont consacré à l’examen des problèmes sociaux et à leur solution, les efforts de toute leur vie ? Ce n’étaient pas des élus de populations ouvrières, comme tels de nos démagogues d’aujourd’ hui, disputant une clientèle électorale aux marxistes de l’une ou l’autre Internationale avec le bel argent du contribuable français ; c’étaient au contraire des élus ruraux qui, en se préoccupant de la question ouvrière, risquaient au moins d’é-tonner, sinon de mécontenter, leurs mandants ; aucun intérêt personnel dans leur action sociale, un seul mobile : soulager « la misère immérité » du travailleur, parce que leur amour de Dieu et de leur prochain ― et, par conséquent, de la France― leur en faisait une obligation. Ah ! oui ! il faut faire revivre ces hommes et tout au moins rappeler leurs noms !
Ne croyez-vous pas que X… pourrait s’atteler à cette tâche ?...Ou bien Y… ? Ni X…, ni Y…, qui auraient magistralement rendu la justice désirée par leur vieux maître, n’ont pu, pour des raisons diverses, se mettre à cet utile et juste prix-fait. Bonne occasion, pour tuer les heures, les jours, les mois et années, que d’assembler les matériaux d'une étude dont l’ambition était double : rendre justice à des hommes de bien, éclairer des jeunes Français que des politiciens fraudeurs voudraient enfermer dans une ignorance propice à leur tromperies.
Il n’était que de lire pour voir se lever, tout au long du XIXème siècle, une légion de Justes fournies par ces familles royalistes dont nos républicains populaires voudraient faire aujourd’hui les symboles du plus monstrueux des égoïsmes.
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